Chapitre 2 - Départ pour GenCorp

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Le lendemain, vers 10 heures du matin, je contacte mes amis pour leur dire que je ne serais pas joignable pendant un moment. Je leur ai expliqué qu’un généticien pense avoir un moyen de guérir mon mal de dos. Devon semble heureux pour moi, mais Helix semble un peu méfiant, trouvant tout ça un peu louche. Helix n’a jamais vraiment aimé les médecins et tous les métiers qui s’y rapprochent, pourquoi, je l’ignore.

J’ai fini de faire mes valises et j’attend chez moi. Un van noir se stationne devant chez moi, sur le côté il y a le logo et le nom de GenCorp. Pfff, Darakei n’ose même pas venir me chercher. Un homme sort du véhicule, la porte à l’arrière s’ouvre et un autre homme sort. Je vais ouvrir la porte et regarde les hommes.

Homme 1: Sam Mithus?
Sam: Oui c’est moi.
Homme 2: Darakei nous envoie te chercher.
Sam: C’est ce que je me disais oui.
Homme 1: C’est tout ce que tu as comme effets personnels?
Sam: Heu oui.
Homme 1: Bien.

Il prend mes valises et va les porter au van. Je regarde ma mère qui n’osait pas venir me serrer contre elle. Je tend mes bras vers elle et elle vient se blottir.

Ma mère: Prend soin de toi, mon grand.
Sam: Promis, maman.

Elle finit par me lâcher et je vais vers les hommes de GenCorp. J’embarque dans la voiture et on part.

Au bout de trois heures de routes et deux blocages de dos, on arrive enfin aux locaux de GenCorp. Je regarde les lieux, les vans étaient placées en rang bien alignés. Il y a des conducteurs qui sont maniaques. On se stationne et je sens la voiture qui bouge un peu après qu’on se soit arrêté, on a un peu tourné sur la gauche. On sort de la voiture et je remarque qu’on était sur une sorte de plaque tournante, c’est ça qui fait que les voitures sont bien alignées. Les deux hommes m’escortent à travers le dédale de couloirs et de scientifiques en sarot de scientifique. Ils m’escortent à une cafétéria.

Homme 1: Si tu as faim, je te conseille de prendre quelque chose avant qu’il n’y ait plus rien à manger.
Sam: D’accord, merci.

Je fais me prendre un bol de fruits et un petit gâteau. Quelques scientifiques me regardent et semblent se demander qui je suis et ce que je fais ici. Le fameux regard qu’on accorde aux inconnus, je l’ai souvent fait celui là. Je ne pensais pas que c’était aussi intimidant. Je retourne auprès de mon escorte et on continue le chemin vers une destination inconnue. On arrive devant un local, le bureau de Darakei selon ce qui est écrit sur l’étiquette. Le premier homme donne deux petits coups sur la porte.

Darakei: Entrez!

Le deuxième homme ouvre la porte et me laisse entrer en premier. J’entre donc et regarde tous les outils et appareils scientifique qui sont dans la salle.

Darakei: Bonjour monsieur Mithus.
Sam: C’est mon père, monsieur Mithus.
Darakei: Tu préfères que je t’appelle Sam?
Sam: Oui.
Darakei: Pas de problèmes, assied-toi, je vais t’expliquer comment ça fonctionne ici.

Je vais m’asseoir sur la chaise en face de son bureau, assez confortable. Darakei m’explique ce qui se passe ici et ce qui risque de m’arriver. En gros, ils font des expériences sur l’activation des pouvoirs des nouveaux humains. Les nouveaux humains, selon ce que j’ai compris, c’est des humains qui ont un gène spécifique qui est considéré comme actif. Le travail de Darakei c’est de trouver des moyens pour rendre les gènes latent, actif. Donc, selon lui, mon gène serait latent, donc moi ou mes enfants ont de fortes chances de développer un pouvoir si on se fie à sa théorie.

Darakei: Donc, pour aider ton corps à activer ton pouvoir, il faudra te donner une piqûre, contenant le produit qui aidera tes pouvoirs à s’activer.
Sam: Qu’est-ce qui se passe si je n’en ai pas?
Darakei: Comme ton gène est latent, c’est possible que ça prenne du temps avant que ton pouvoir ne se manifeste.
Sam: Et vous savez quel genre de pouvoirs je pourrais avoir?
Darakei: Malheureusement, nous ne sommes pas encore rendu là dans les recherches.
Sam: Je vois. Et si, mon pouvoir est dangereux?
Darakei: Nous avons les mesures nécessaires pour que tout se passe bien, ne t’en fait pas.
Sam: D’accord…

Je me sens stressé, j’ai mille et une question, mais je me dois de rester calme et concentré sur mon objectif. Trouver et comprendre ce qui se passe avec mon dos.

Darakei: Sam?
Sam: Hein? Pardon, j’avais la tête ailleurs.
Darakei: Ce n’est rien, je te demandais simplement si tu te sentais prêt à recevoir une première injection ou si tu souhaitais attendre à plus tard.
Sam: Heu, oui.

Darakei sourit doucement, amusé.

Darakei: Oui quoi?
Sam: Oui, je souhaite recevoir l’injection maintenant.
Darakei: D’accord, suis-moi, je vais te conduire dans la salle où on peut faire ça.
Sam: Compris.

Je me lève, Darakei aussi. On sort de son bureau et on va vers l’ascenseur, on descend de deux étages. On se dirige vers un local et la plupart des scientifiques s’arrêtent pour faire un salut de tête à Darakei et certains sortent un “Bonjour Monsieur Drumel” le genre de phrase très formelle que les employés sortent à leurs patrons. Darakei rend la salutation avec le sourire et on arrive à une salle. Darakei prend son téléphone et contacte deux assistantes, qui ne tardent pas à arriver, elles sont mignonnes en fait. Je les salue timidement. Je ne suis pas aussi timide devant les jeunes femmes, mais là c’est particulier.

Darakei: Bon, retire ton chandail et allonge toi sur le ventre.

Il pointait une table et les assistantes préparaient des choses, des injections je crois. Je ferme les yeux et m’exécute. Je retire mon t-shirt et ma camisole et m’allonge sur la table. J’attend sagement qu’on me fasse les injections pour activer mon pouvoir. Je prend de grandes respirations. Darakei me regarde et me sourit doucement.

Darakei: Tout va bien aller, Sam. Je te le promet.
Sam: Ouais… je suis un peu nerveux là…

Darakei fait signe aux assistantes et les deux me font la piqûre sur chaque bras. Je ferme les yeux et tremble un peu. Ça n’avait pas fait du bien. Darakei m’aide à me redresser. Je serre les dents, mon dos me fait vraiment mal, surtout au niveau des omoplates.

Assistante 1: Monsieur, regardez ses omoplates.
Darakei: Oh! C’est stupéfiant!

Je lâche un hurlement à faire trembler le verre et je sens mon dos se déchirer, et puis, plus aucune douleur, rien. J’essaie de me retourner et constate que j’ai des ailes, des vraies de vraies ailes d’oiseaux dans le dos. Elles doivent faire un bon, 3 mètres de large chacune. L'assistante crie un peu, j’avais failli la renverser avec mes ailes.

Sam: Oh! Je, pardon.

Je n'osais plus bouger, de peur de blesser quelqu’un. Darakei a des étoiles dans les yeux, il était émerveillé par ce qui venait de se produire. Je regarde autour de moi sans trop bouger et essaie de ramener mes ailes vers moi, elles reviennent doucement se plier dans mon dos. Darakei pose un sarot sur mes épaules pour cacher un peu et pour que j’évite d’attraper froid.

Darakei: Suit-moi, on va aller dans une pièce plus grande.
Sam: Oui, d’accord.

Je suis Darakei jusqu’à une salle plus grande, où je pourrais déployer mes ailes librement. Je retire le sarot et déploie amplement mes ailes. Je soupire et regarde mes ailes du mieux que je peux.

Darakei: Si tu me permets Sam, j’aimerais prendre des mesures.
Sam: C’est vraiment cool! J’adore ça!
Darakei: Sam, tu m’écoutes?
Sam: Oh, oui, pardon. Allez y.

Je me place dos à lui et Darakei procède à ses mesures. Il lance parfois quelques «Hm», «Très bien» et des «Wow». J’essaie de comprendre ce qu’il marmotte, mais sans succès. Il recule et me regarde.

Darakei: Penses-tu pouvoir voler ou c’est encore trop tôt?
Sam: Je ne sais pas. J’aimerais mieux me reposer.
Darakei: Pas de problèmes. Veux-tu que je te conduise à ta chambre? Aussi, on va te fournir des vêtements qui vont aller avec tes ailes donc pas de soucis.
Sam: Merci Monsieur Drumel.